Richard Sauder parle longuement des bases souterraines et sous-marines, il parle évidemment aussi du sujet OVNI.
Traduction française de Podcast 73 "Richard Sauder: Underwater and underground bases"
Podcast Signs of the Times
26 avril 2007
Traduction Jérôme Louvel
Source de ce texte ici.
Joe
Cette planète est contrôlée et asservie depuis des siècles, sinon des millénaires. Pourquoi ? Pourquoi la planète Terre devrait-elle être asservie, abêtie, et contrôlée si étroitement et depuis si longtemps ? Pourquoi ? Qui — ou quoi — se trouve derrière tout cela ? C'est l'une des questions que pose Richard Sauder, invité de Laura Knight-Jadczyk à l'occasion du podcast Signs-of-the-Times de cette semaine. Richard a écrit plusieurs livres qui décrivent en détail la recherche et le développement que mènent le gouvernement des Etats-Unis dans le domaine des équipements électroniques de contrôle des esprits, ainsi que sur le sujet déconcertant des bases et tunnels souterrains et sous-marins.
La veille du 11 septembre, le Pentagone admettait qu'il ne pouvait rendre compte de l'utilisation de 2,3 milliards de dollars. A ce jour, personne ne sait encore à quoi ces fonds ont été employés. « REX84 » est le terme qui désigne en abrégé « Readiness Exercise 1984[1]. » Révélé pour la première fois à l'occasion des auditions au sujet du dossier Iran-Contra, REX84 est le plan du gouvernement des Etats-Unis pour la mise en service d'un nombre indéterminé de camps de concentration aux quatre coins du pays. Le but de ces camps : l'internement des dissidents et de ceux qui peuvent nuire à l'Etat.
Joe
Le Miami Herald du 5 juillet 1987 rapporte que REX84 était un « gouvernement dans le gouvernement », et que ces camps seraient dirigés par la FEMA[2] en cas de loi martiale aux Etats-Unis ; les seules conditions qu'il faudrait réunir pour leur mise en opération seraient la signature du Président au bas d'une déclaration, et celle du Procureur Général au bas d'un mandat auquel une liste de noms serait annexée. Les Etats-Unis comptent 300 millions d'habitants. En cas de mouvements sociaux généralisés, les 800 camps de prisonniers de la FEMA ne pourraient contenir que 16 millions de citoyens insatisfaits, à raison de 20 000 prisonniers par camp. Or il est certain que des mouvements sociaux généralisés impliqueraient bien plus que ces 16 millions de personnes, qui ne représentent que 5 % de la population : qu'adviendrait-il des autres ? Qu'ont fait le Pentagone et sa douzaine de prestataires sous contrat de ces 2,3 billions de dollars évaporés ? Pour le savoir, écoutez le podcast Signs-of-the-Times de cette semaine.
Laura
J'aimerais que nous parlions d'abord de cette nouvelle édition de Bases souterraines et sous-marines[3], que vous venez de publier : c'est, me semble-t-il, une réédition du premier Tunnels et bases souterraines[4]. C'est bien ça ?
Dr Sauder
En fait, ce n'est pas vraiment une réédition : c'est un nouveau livre en soi.
Laura
Ah...
Dr Sauder
Les sources sont les mêmes, mais pour 1 à 2%. C'est virtuellement un nouveau livre - d'où ce nouveau titre, similaire et différent. Voyez-vous, le thème central est similaire, mais non, le contenu n'est pas identique. Ceux qui ont apprécié le premier livre aimeront celui-là, le troisième - car c'est en fait mon troisième livre.
Laura
C'est vrai.
Dr Sauder
Malgré tout, on peut dire qu'en un sens c'est une suite à Tunnels et bases souterraines.
Laura
Oui. En fait, vous le savez certainement, le lecteur moyen souhaiterait connaître ce qui est à l'origine de votre intérêt pour les bases souterraines...
Dr Sauder
Et bien, voyez-vous, je m'y suis intéressé toute ma vie. Lorsque j'étais enfant, à l'école primaire - ce devait être en CE1 ou CE2 - j'ai reçu un prix ; je fréquentais une petite école de campagne avec deux salles de classes, et il nous fallait marcher un ou deux kilomètres aller et retour, mes frères et moi, à travers les bois et les prés du sud-ouest de la Virginie. J'ai gagné ce prix - un livre sur les grottes, la spéléologie et les grottes, qui me fascinaient infiniment. Je pense que ça a été le début de mon intérêt pour ce sujet.
Mais ensuite, plus tard, je n'y ai plus repensé, et en fait je ne me suis plus intéressé à ce qui se passait sous terre ; cela ne faisait plus partie de mes préoccupations jusqu'à ce que, pour une raison ou une autre, je déménage pour le sud-ouest - vers la fin des années 80 - afin de passer mon doctorat en sciences politiques. J'ai alors entendu des gens discuter d'un soi disant réseau secret de tunnels, que parcouraient, disaient-ils, de petits extraterrestres gris, ainsi que des militaires clandestins et des membres du M-IC[5] aux commandes de navettes de science-fiction sur réseau ferré.
Laura
Est-ce que vous pensiez alors que c'était insensé ?
Dr Sauder
Je vous demande pardon ?
Laura
Est-ce que vous pensiez que c'était de la folie ?
Dr Sauder
Non, en fait, je trouvais ces histoires très intéressantes.
Maintenant, je dois dire qu'adolescent j'écrivais et lisais des tonnes de science-fiction ; en fait, ce n'est pas exact de dire que je lisais : plus précisément, j'inhalais des piles de romans de science-fiction. Je ne pourrais pas vous dire combien, c'étaient des milliers et des milliers de pages de science-fiction. Et naturellement, à l'occasion de toutes ces lectures de science-fiction, j'étais en contact avec toutes sortes de conjectures et concepts intéressants vers lesquels j'étais attiré comme un papillon de nuit par la lumière. Ce qui fait que lorsque j'ai entendu ces histoires à l'occasion de mon déménagement pour le sud-ouest, je me suis rendu compte que ces idées avaient cours dans la culture locale, et que bon nombre de personnes en parlaient ; et je me suis alors demandé pourquoi sans les rejeter de prime abord. Je me rendais compte qu'elles étaient inhabituelles. Je savais aussi que je ne pouvais pas dire si elles étaient vraies ou non, je les enregistrais simplement ; elles m'intéressaient, mais je ne savais pas quoi en faire.
Si vous savez ce qu'est un cursus universitaire intensif, vous savez aussi combien il vous prend de temps et d'énergie : il prend virtuellement tout l'espace. Je n'avais donc pas le temps d'y voir de plus près. Néanmoins, une fois tous mes examens passés, et, peu après, une fois ma thèse agréée par mon comité, je disposais d'un peu plus de temps et maîtrisais mieux mon emploi du temps ; j'ai alors étudié ça, et écrit un court article pour l'OVNI magazine[6] de Los Angeles, publié par Vicki Cooper et Don Ecker.
Laura
Ah ! oui.
Dr Sauder
Et il fut publié dans les premiers jours de novembre 1992. Dans cet article, je disais que je ne pouvais ni prouver ni réfuter ces histoires d'installations souterraines de haute technologie, ultra-secrètes, administrées et exploitées conjointement par, disons, des militaires clandestins, le M-IC des Etats-Unis, et les soi disant petit aliens gris. Je ne pouvais ni prouver leur existence, ni la réfuter.
Laura
D'accord.
Dr Sauder
Donc je ne rejetais pas ces histories a priori ; d'un autre côté, je ne les acceptais pas naïvement simplement parce que je les avais entendues. J'y disais néanmoins qu'en étudiant la documentation existante, je pouvais affirmer qu'il existait bon nombre d'usines souterraines, des bases, et beaucoup d'installations exploitées par diverses agences gouvernementales comme la FEMA, et des agences semi-gouvernementales telles que la Réserve Fédérale, le Ministère de l'Energie, le Ministère de la Défense, et ainsi de suite. Il s'en trouve un grand nombre à travers les Etats-Unis.
Laura
Il s'agit de celles dont l'existence est admise et reconnue ?
Dr Sauder
Oui.
Laura
OK.
Dr Sauder
Tout le monde peut les trouver en creusant un peu - si vous me pardonnez le jeu de mots - comme je l'ai fait. Cela ne m'a pas pris longtemps. Vous les trouverez au premier virage. A des endroits tels que le site « R », à la frontière du Maryland et de la Pennsylvanie ; c'est comme un centre de commandement alternatif du Pentagone, et il existe depuis des décennies. Ou bien cette base souterraine assez connue, Manzano, près de la base aérienne de Kirtland, à Albuquerque, ou la base souterraine du NORAD, sous le Mont Cheyenne dans les Rocheuses du Colorado...
Laura
C'est vrai.
Dr Sauder
Ou encore les multiples bases de la FEMA, comme celle au nord de Denton, Texas, celle de la Georgie du sud, celle de Basil, Washington, celle au nord de Washington D.C., non loin de Wilkes Road, dans la banlieue du Maryland... Il y en a beaucoup dans le pays, qu'exploite la FEMA. Et il y a cette installation du Ministère de l'Energie, au Nevada, ainsi qu'à d'autres endroits : vous pouvez les trouver citées dans divers articles, livres, et dans la documentation gouvernementale. Vraiment, il ne faut pas chercher bien loin pour les trouver.
Laura
En effet.
Dr Sauder
Une simple recherche en ligne par mot clé vous en donnera un bon nombre. Je les ai donc trouvées et écrit ce court article qui en parlait, et j'y disais que, voyez-vous, eh bien, je ne pouvais pas dire grand chose de ces histoires de clandestins et/ou de soi disant aliens du sous-sol. Il existe vraiment un bon nombre d'usines souterraines de haute sécurité, bases, et autres installations conduites par tout l'alphabet fédéral - et je m'en tins là. Désormais j'en sais beaucoup plus qu'alors : il n'en reste pas moins que cette première tentative n'était pas si mauvaise. L'article fut assez bien reçu. Cela fait bientôt quinze ans de ça. 14 ans et demi. Lorsque l'article est paru début novembre, je me sentais le « roi » du sujet : j'y avais été, je l'avais fait. Affaire conclue. Du gâteau.
Laura
D'accord...
Dr Sauder
Et...
Laura
Classique, comme conclusion !
Dr Sauder
Exactement. Puis arriva tranquillement la dernière semaine de décembre, et si vous connaissez les universités, les grandes universités des Etats-Unis, vous savez que la dernière semaine de décembre y est la période la plus mortelle de l'année. Tout est fermé, même les bibliothèques.
Laura
Oui.
Dr Sauder
Et donc même ceux qui sont du genre à quitter les bibliothèques sur les une heure du matin comme je l'étais, ceux-là ne peuvent que rester chez soi et se reposer. Me voilà donc, dormant profondément aux petites heures du matin. Je ne me rappelle pas de la date exacte, mais c'était dans la semaine entre Noël et le Jour de l'An de 1992. Et voilà que soudain je suis tiré d'un sommeil profond, sans savoir pourquoi. Je suis allongé sur le dos, l'esprit alerte et le corps encore très détendu. C'est arrivé en deux à trois secondes : « Bang ! », et j'étais réveillé.
Je suis donc là, à penser que, bon sang, c'est vraiment bizarre, ce qui se passe... Mais je n'ai pas me poser longtemps la question, parce que, comme ça, venant de nulle part, j'entends une voix me parler à l'oreille. La voix d'un homme, désincarnée. Je ne vois personne, et je n'ai pas l'impression qu'il y a quelqu'un dans la pièce. Je ne ressens ni angoisse, ni peur. J'avais déjà vécu, je dirais, quelques expériences étranges et paranormales au cours des ans, depuis la tendre enfance jusqu'alors. Ce qui fait que vivre une expérience paranormale ne m'effrayait nullement - cela m'était si souvent arrivé, que pour moi cela n'avait rien d'étrange. C'est la voix d'un homme, un adulte de sexe masculin, parlant sans accent un anglais nord américain de la fin du XXème siècle ; cela pourrait être la voix de n'importe quel homme parmi des millions. Elle sonne à mes oreilles comme la voix d'u