Colonel Steve Wilson

Souce de l'article: Dr Boylan

Article traduit en français par le site Karmapolis

 

Nouvel épisode dans notre rubrique de "ces hommes qui en savaient trop", un grand classique, l'entretien de feu (comme par hasard) le Colonel Steve Wilson, retraité de l'Air Force à l'époque (en 1997 peu avant son décès) où il accorda une interview au Dr Richard Boylan, psychologue, hypnothérapeute qui s'est spécialisé dans les affaires d'abductions.

 

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Wilson - à l'instar de David Adair (voir article Karmapolis sur David Adair) et d'autres témoins du même acabit - a une histoire personnelle étonnante : sorte d'autodidacte surdoué, l'intéressé s'est héroïquement illustré pendant la guerre de Corée où il a été fait prisonnier de guerre puis au Viêt-Nam. Il a connu ses premières "rencontres extraterrestres" pendant des phases de combat et affirme avoir été métamorphosé par ces expériences. Comme c'est souvent le cas, parait-il, après une rencontre avec des extraterrestres, l'homme a vu certaines de ses capacités miraculeusement s'améliorer jusqu'à devenir presque surhumaines, sorte de "don du ciel" et de preuve que quelque chose est bien arrivé à Wilson. Raison pour laquelle il est vite repéré et courtisé par d'étranges individus des services secrets. Il s'est par la suite retrouvé embrigadé dans l'univers des "blacks opérations", des services secrets et agences de sécurité (MJ12 et Wackenhut).

 

Nous avons décidé de traduire tant l'article biographique que Boylan consacra à Wilson que son entrevue (assez brève) car ils présentent tous deux un intérêt plus que certain. Entre Mig Alley (le terrain des duels aériens entre avions US et MIG coréens), MJ 12, rencontre du 3ième type, base de Wright-Patterson et coups tordus, l'histoire de Wilson illustre à merveille le monde fantastique de la conspiration... s'il est vraiment tel qu'il nous le raconte. C'est 1000 fois mieux qu'un épisode de X Files. Un cas d'école.

 

Wilson est mort en novembre 1997 d'un cancer. Encore un témoin clé décédé... !?

 

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Article de Richard Boylan

 

Intervention surprise de forces invisibles

 

Steve Wilson est né dans les années 30 et a passé 5 ans dans un orphelinat d'état. Il s'est enfui afin d'échapper aux coups et aux mauvais traitements qu'on lui y faisait subir. Il avait toujours rêvé de devenir pilote. Pris en affection par une prostituée qui possédait ce proverbial cœur en or, ce gamin d'à peine 13 ans fut admis dans l'Air Force parce que sa nouvelle seconde mère d'adoption avait certifié qu'il avait 16 ans et avait signé pour qu'il puisse être enrôlé.

 

Il a démarré au bas de l'échelle, comme simple soldat (simple enseigne) et a travaillé dur pour monter les échelons. Il a pris des cours à l'US Armed Forces Institute, a obtenu son diplôme d'humanité et l'équivalent de deux ans d'études supérieures. Il a étudié dans le même temps la mécanique aéronautique pour devenir mécanicien diplômé. Il s'est enrôlé à l'école d'ingénieur aéronautique et est devenu ingénieur de vol sur bombardier B17. Plus tard, il a été nommé sergent d'équipage et a été adjoint à l'équipage personnel du B29 du général Crabbe. Le général s'est pris d'amitié pour Steve, l'a encouragé à se réengager et à prendre un rendez-vous à l'école des cadets de l'air de la base aérienne de Kelly. Après avoir terminé sa formation de cadet, il fut promu second lieutenant et enfin pilote de chasse.

 

Le premier poste attribué au Lieutenant Wilson était auprès de la 12ième escadrille de combat basée à Clarck aux Philippines. Aussitôt arrivé à la base, il fut assigné avec l'escadrille entière en Corée. Il fut immédiatement réassigné auprès de la 67ième escadrille de chasse qui se trouvait sur une base avancée derrière les lignes de combat de la guerre de Corée. Il passa des chasseurs à hélice Mustang aux chasseurs à réaction Sabre, et accomplit des missions à vitesse supersonique sur Mig Alley (ndtr : célèbre "couloir" de vol au-dessus de la Corée dans lequel les avions ennemis s'affrontaient en des combats épiques), des duels avec des pilotes de jets communistés.

 

A l'occasion d'une mission de bombardement d'un barrage, le Lt Wilson largua ses bombes et vit le barrage exploser. Alors qu'il faisait demi-tour pour revenir à la base, il ressentit une douleur à l'estomac et vit que du sang coulait en cascade de ses flancs. Le Lt avertit par radio qu'il venait d'être touché par des tirs au sol. Il donna sa position et son niveau de carburant, ajouta qu'il était prêt de perdre connaissance et qu'il ne retournerait sans doute pas à la base. A ce point de l'histoire, la mémoire du Lt Wilson s'effaça. Mais les événements qui suivent montrent l'intervention extraordinaire de sauveteurs invisibles qui lui permirent de rester en vie.

 

Trois jours après que Wilson émit par radio son message de détresse, la tour de contrôle de la 67ième escadrille de combat fut témoin d'un spectacle extraordinaire. L'avion de Wilson se présenta en bout de piste pour un atterrissage alors que le moteur ne tournait pas. Le fuselage était entouré d'un étrange halo de lumière verte. Le personnel de vol, l'officier de jour et l'équipe opérationnelle au sol de la base, tous observaient avec stupéfaction l'avion en train d'accomplir un atterrissage parfait. Et à l'intérieur, ils découvrirent le Lt Wilson encore inconscient. Il fut amené à toute allure à l'hôpital. Lorsqu'il reprit ses esprits, il remarqua que les blessures qui avaient été causées par des shrapnels avaient presque entièrement été guéries. Plus tard, l'équipe de la base l'informa que son avion avait dans ses réservoirs le même niveau de carburant que celui qu'il avait notifié à la base au moment où il fut touché par des tirs. Le Lieutenant sortit en vitesse de son lit et mit en sécurité une copie des rapports de ces expériences totalement inhabituelles. Peu de temps après, les originaux des rapports disparaissaient et plus personne à la base ne désirait parler de ce retour miraculeux.

 

Rapidement, le Lt Wilson passa divers tests et fit l'objet d'un debreefing à propos de ce mystérieux retour par ce qu'il nomma "un étrange groupe". Ils lui ont fait passer des tests de mesure du quotient intellectuel, un test qui mit en évidence qu'il était passé d'un taux de 162 à 232, du jamais vu. Après avoir passé ces tests, il fut réassigné en service actif. Mais d'autres changements avaient métamorphosé le jeune pilote, affectant ses capacités extrasensorielles, extralucides.

 

Un contact télépathique vient en aide à un audacieux sauvetage

 

Deux mois après le sauvetage aérien inexpliqué de Wilson, l'un de ses copains d'escadrille, un certain Chuck fut touché au cours d'un duel aérien au-dessus de la Corée. Wilson et les autres dans l'escadrille le virent tomber et disparaître. Alors que leurs avions viraient sur l'aile pour retourner à la base, Wilson entendit la voix du pilote abattu dans son esprit. Chuck pleurait et demandait de l'aide. Wilson sursauta et s'alarma dans son cockpit. Il entendit encore la voix.

 

Le Lt Wilson rompit la formation et entama sa descente vers le sol pour retrouver son ami. Le commandant d'escadrille hurla et intima l'ordre à Wilson de regagner la formation. Le Lt répondit qu'il n'entendait rien et qu'il avait des problèmes mécaniques avec son avion.

 

Wilson volait à basse altitude, un peu plus de 30 mètres au-dessus du sol à la recherche de Chuck. Soudain, Wilson entendit (télépatiquement) les plaintes du pilote abattu juste au moment où il le survolait... Il vira sur l'aile à 180° et passa en rase motte. Wilson pouvait ressentir que Chuck se trouvait par-là bas quelque part là dessous. Il repéra une clairière assez spacieuse pour pouvoir se poser et entama son atterrissage avec son avion. Alors qu'il roulait et tentait de freiner, il regarda autour de lui et vit les débris de l'avion de son ami coincés en dessous de quelques arbres. Wilson rapprocha doucement son appareil au plus près, s'en extirpa et courut vers les débris. Chuck y était entravé et salement blessé.

 

Wilson raconte le reste de l'histoire très simplement : "J'ignore d'où m'est venue cette force mais j'ai écarté les débris de son corps, je l'ai extirpé du cockpit et je l'ai porté jusque dans mon avion. J'ai balancé l'appareillage radio hors du cockpit pour faire un peu de place pour lui et moi-même. Installé sur les genoux de Chuck, j'ai pris les commandes et conduit l'avion au bout de la clairière. Après avoir regardé à gauche et à droite, j'ai vu que j'avais très peu d'espace pour décoller. J'ai regardé vers le ciel et j'ai dit : "Dieu, si vous existez, aidez-moi à faire décoller ce putain d'avion du sol". J'ai serré les freins à fond, j'ai poussé la machine à sa limite, j'ai lâché les freins et j'ai traversé la prairie comme une fusée. Au moment même où j'ai senti que l'on quittait le sol, j'ai rétracté le train d'atterrissage. L'ennemi est sorti des fourrés et a fait feu. Je suis passé juste au-dessus d'eux et j'ai entendu les crissements et les déchirements du métal de provoquées par les tirs sur les tôles de la carlingue alors que je frôlais la cime des arbres. Mon avion devenait difficile à piloter avec le train d'atterrissage arraché. J'ai finalement réussi à atteindre la base. Je pouvais voir les camions de pompiers s'aligner tout au long de la piste et j'apercevais la tour de contrôle clignoter. Ils me demandaient de balancer les ailes de mon avion de gauche à droite si je n'avais pas de radio. Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre? Je balançai les ailes, passai au-dessus du terrain afin qu'il puisse voir le type de problème que j'avais, je fis un autre virage à 180° et entamai ma descente. J'ai touché la terre en bout de piste".

 

"J'ai ressenti une immense joie lorsque mon avion frôla les bords de la piste pour finir par s'immobiliser. L'ambulance fut le premier véhicule à arriver alors que je transporte déjà Chuck sur mon dos pour me diriger vers le véhicule de secours. Mon avion nous avait sauvé la vie. J'examinai l'ensemble de l'appareil en lui tournant autour afin de voir tous les impacts des tirs (une inspection dénombra plus tard 38 impacts). Je tapotai la queue de l'avion en disant : "Merci Mademoiselle". Puis, je regardai le ciel en ajoutant : "Vous aussi".

 

En dépit d'un comportement rebelle et d'une désobéissance aux ordres (que bien heureusement, le chef d'escadrille était incapable de prouver), le Lt Wilson fut décoré de la médaille 1ière classe pour services rendus et bravoure au-delà de l'appel du devoir (First Distingished Service Award for Gallantry above and beyond the call of Duty). Au sujet de cet incident, Wilson observe laconiquement : "J'étais à deux doigts de la Cour Martiale".

 

Survivre à la torture grâce à une volonté inconnue

 

Quarante-six jours plus tard, une fois de plus, Wilson, changea les rôles et passa du statut de sauveteur à celui de pilote en perdition. Son avion connut des problèmes de moteur au-dessus d'une zone ennemie et il fut contraint de se poser. A la vue de l'ennemi qui approchait, Wilson, dut mettre le feu et détruire entièrement son avion avant d'être fait prisonnier. A cause de cet acte d'incendie volontaire et son refus de livrer des informations à l'ennemi, il fut battu sans discontinuer durant trois jours. Au bout de la première heure de ce traitement, son esprit subconscient prit le dessus et il ne ressentit plus la douleur. Wilson se souvient de sa captivité et de détails sordides : "Je me rappelle qu'ils me demandaient des informations à propos de mon escadrille et de mouvements de troupe. Je réalisai que si je pouvais tenir assez longtemps et endurer assez de tortures, ils croiraient alors tout ce que j'allais leur raconter par la suite et peut-être qu'alors, ils me laisseraient tranquille. Après trois jours, ils attachèrent un bâton autour de mes bras qu'ils avaient liés derrière mon dos. Ils attachèrent ensuite une corde autour de mon cou puis la passèrent via mes bras jusqu'à mes pieds et ils me soulevèrent du sol. Si j'essayais de baisser ou de bouger mes pieds, cela m'étranglait, coupant ma respiration.

 

"Ils m'ont placé dans une petite cage en bambou profonde de deux pieds, de trois pieds de long et de trois pieds de haut. J'y étais couché, en maintenant mes genoux et mon corps le plus droit possible afin d'éviter que la corde ne m'étrangle. Il n'y avait aucun espace pour se coucher de tout son long ou pour bouger. Je me souviens de ces "sales jaunes" (ndtr: Gooks est un mot d'argot employé par les GI's US en Corée et au Viêt-Nam, intraduisible) qui me montraient du doigt et se moquaient de moi. Et j'éprouvai une haine telle que je n'en avais jamais éprouvé auparavant. Et soudainement, cette "chose" a surgi dans mon esprit. Je me souviens d'eux, occupé à m'extirper ou à me faire entrer dans cette petite cage. Mon corps ne ressentait plus rien.

 

"Puis, quelqu'un m'a libéré de mes liens et mon esprit s'est remis à fonctionner. Les autres prisonniers m'ont dit que j'avais supporté ce traitement durant plus de 15 jours et que j'étais le seul à ne pas avoir craqué au bout d'une semaine. Il fallut presque un jour pour que ma circulation sanguine me permette de bouger mes jambes et mes bras. Dès que je pus bouger, ils me remmenèrent vers ce que l'on avait baptisé la chambre de torture."

 

"Je me jurai que ces sales bâtards ne parviendraient pas à me briser. A partir de cet instant, je les ai haïs avec une férocité qui me fait encore peur aujourd'hui. Je me rappelle les avoir vu m'enfoncer des éclats de bambou dans les articulations de mes mains, me perçant les doigts entre les os. Je pouvais m'entendre hurler mais mon esprit était calme et je ne ressentais aucune douleur. Après ce qui me sembla être des journées entières, je fus reconduit avec les autres prisonniers. Après plusieurs jours, je pus à peine bouger mes mains."

 

Tout cela a duré 32 jours. Le Lt Wilson a décidé qu'il en avait supporté plus qu'assez. Cette nuit là, lui et un autre pilote virent l'opportunité d'une évasion. Ils prirent la fuite. Deux des gardes qui avaient ri au spectacle de ses tortures étaient de service cette nuit. Wilson se glissa derrière le premier et lui brisa la nuque et sentit le corps du garde sans vie glisser doucement vers le sol. Le Lt s'empara du couteau du garde décédé, contourna l'autre garde et lui trancha calmement la gorge. Ils rampèrent ensuite sous le couvert des broussailles et coururent le reste de la nuit.

 

Plus tard, ils découvrirent qu'ils étaient à seulement 28 miles (45km) des lignes amies. Ils devaient ramper tout au long du chemin sur le ventre et n'oser le faire que de nuit. Ils se nourrirent de racines et de larves tout comme ils l'avaient appris lors du stage de survie. Cela leur pris 23 jours avant d'atteindre les lignes américaines.

 

Wilson se souvient du moment critique de leur évasion : "On grimpa sur la dernière crête et nous restâmes coucher sur le ventre, observant les mouvements à partir du point culminant qui dominait la vallée. Nuckolls roula sur le dos. On pouvait entendre le bruit de sa veste de cuir qui décollait du sol gelé. Je criai : "Nous l'avons fait, nous avons réussi ! J'entendais Nuckols doucement sangloter. Qui a dit que les hommes, les vrais ne pleurent pas? J'entendis une sentinelle hurler ce qui me semblait être le son le plus bienvenu ou bienveillant qui soit : "qui va là ? Montrez-vous et identifiez-vous ou bien je vous explose la tête".

 

Endoctrinement Majestic 12

 

L'autre période décisive de la vie du Colonel Wilson commença au cours de l'été 1960. La crise des missiles de Cuba devint un sujet de préoccupation mondiale alors que le président Kennedy et le président soviétique Kroutchev se faisaient face dans un jeu mortel de démonstration de force nucléaire globale à propos des missiles ICBM (ndtr : missiles intercontinentaux balistiques) à Cuba. Kennedy mobilisa l'US Navy et imposa un blocus maritime à Cuba, menaçant de couler les cargos russes qui transportaient les missiles.

 

A cette époque, Wilson avait été promu Capitaine de l'Air Force et commandant d'une escadrille tactique de chasse stationnée en Ohio sur la base aérienne de Wright Patterson. Son escadrille fut ensuite transférée en Floride et déployée sur la base navale de Guantanamo à Cuba de façon à fournir une couverture aérienne aux navires de guerre de la Navy qui patrouillaient dans le Golfe de Cuba.

 

En 1963, l'escadrille de Wilson reçut l'ordre de regagner la base de Wright Patterson. Il reçut la mission d'effectuer des vols de couverture aérienne au dessus de Houston. Juste avant cela, le Cpt Wilson fut averti qu'il serait assigné à Majestic 12 dès que l'autre mission prendrait fin. Il serait alors promu au grade de Major à l'occasion de ce nouveau transfert. Majestic 12 ou MJ12, il allait bientôt l'apprendre, est l'organisation ultra secrète qui contrôle la surveillance d'activités OVNIS ainsi que l'interdiction (ndtr : de survol de certains territoires), la récupération, l'analyse des vaisseaux extraterrestres récupérés ainsi que de leurs occupants. MJ 12 contrôle également l'accès du public aux informations qui concernent ce genre de sujet. Il apparut par la suite qu'il s'agirait d'une journée dont il allait se souvenir toute sa vie.

 

La mission du capitaine Wilson au-dessus de Houston consistait à tenir éloigné de la ville tous les avions lors de la visite du président Kennedy. Son escadrille avait reçut des ordres clairs de "tirer pour tuer" (shoot to kill) sur quiconque désobéirait à ses interdictions de survol. La nouvelle selon laquelle le président avait été abattu à Dallas lui parvint pendant sa mission de vol de protection au-dessus de Houston.

 

Wilson décrit sa réaction en ces termes : "J'étais en état de choc. J'avais rencontré l'homme et je l'appréciais. Mes yeux étaient embués et je pouvais à peine voir mon environnement lorsqu'on me donna l'ordre de regagner la base. Je pouvais à peine voir la piste d'atterrissage. Des larmes roulaient sur mon visage. Après avoir atteint la piste, je pus assister aux pires atterrissages jamais réalisés par une escadrille de pilotes de chasse d'élite. Pas un n'avait pu s'empêcher de pleurer."

 

Après avoir gagné la base de Wright-Patterson, on informa Wilson qu'il avait reçu une autorisation d'accès aux informations Top Secret et fut donc nommé Major. Son endoctrinement aux secrets jalousement gardés par MJ 12 avait débuté. On lui montra les restes des extraterrestres et les débris d'un OVNI accidenté en 1947 lors de "l'incident de Roswell" qui étaient tous abrités dans le hangar 84 (ndtr: ce hangar, le 84 est devenu mythique en Ufologie au fil des "révélations" de divers "témoins" qui le désignait tous comme abritant des OVNIS). Il lut les rapports qu'on lui montra à propos de l'incident et aussi sur la façon dont l'organisation Majestic 12 avait caché tout cela en mettant à l'abris tous les documents et la comptabilité de l'opération à côté des données et éléments relatifs à un accident survenu à Soccoro dans le Nouveau-Mexique.

 

On l'informa que grâce à ses compétences spéciales, il était réassigné à Majestic 12 (nom de code Majic 12). Dans le cadre d'une partie de ses ordres de mission, il allait alors être assigné 1ier commandement aérien des forces spéciales (1st Special Forces aerial Command) et devra suivre un entraînement particulier avec la Force Delta et les bérets noirs.

 

Wilson affirme à propos de cette période : "Je regardais ces types avec lesquels j'étais entraînés. Chacun d'entre eux était un tueur spécialement formé et un assassin. Mais cela ne m'avait toujours pas préparé aux Hommes en noir (ndtr : les fameux Men in Black). et à "Wackenhuts" (ndtr : Wackenhut est une société de sécurité qui opère pour des contrats et des projets gouvernementaux occultes. Jusqu'il y a peu, ce sont eux qui assuraient la sécurité du site du Pentagone. Ils ont été impliqués dans l'escroquerie du logiciel Promis) et à toutes les opérations occultes (Black Ops) qui existent, profondément dissimulées au cœur de notre gouvernement. Je fus mis en contact avec tout cela lorsque l'on me dit que j'avais cessé officiellement d'exister".

 

On informa le Major Wilson que son travail était si secret que des dispositifs de blocage allaient être placés sur toutes les données le concernant lui et ses proches et que tout cela allait être placé sous l'autorité de Majestic 12. On lui affirma qu'on avait besoin de ses capacités télépathiques pour "quelque chose de très spécial" et qu'il allait être informé au fur et à mesure sur base du concept "besoin de savoir" (need to know basis) au moins jusqu'à ce qu'il reçoive les autorisations de sécurité d'accès à l'information suffisamment élevées.

 

Wilson se souvient : "Cela me faisait ressentir que j'étais quelqu'un de très spécial et gonfla mon égo à 100 %. Le peu que je sus à cette époque était que j'étais impliqué dans l'une des opérations clandestines de manipulation les plus infâmes et les plus haineuses que le monde ait connu. Penser à cela, même aujourd'hui me rend malade et me tord les tripes... mais à cette époque de ma vie, j'avais l'impression que je servais mon pays. Je ne savais rien de l'avidité et de la puissance de quelques hommes qui furent plus tard connus sous l'appellation de Maji, les 12 administrateurs du groupe Majestic 12".

 

Un voyage vers la Montagne creuse

 

Au cours des 9 années suivantes, le Major Wilson voyagea vers presque toutes les bases aériennes de l'Air Force dans le monde, nouant et entretenant des contacts avec des hommes clés de MJ-12

 

Finalement, au cours de l'été 1972, il fut assigné au 1ier commandement aérien des Forces Spéciales sur la base de Vandenberg en Californie. Il était sensé prendre du repos et s'amuser là-bas. Il devait juste lâcher la pression, vider son sac de voyage et le ranger dans le placard. A peine eut-il déballé ses affaires qu'un homme qui avait l'air de sortir d'un camp pour réfugiés de guerre fit irruption dans sa chambre. L'homme lui exhiba rapidement une carte d'identification de la CIA et lui affirma qu'il devait préparer ses bagages, et qu'un avion l'attendait, prêt à partir dans les 20 minutes. Conforme à la parole de cet homme, un avion manœuvrait 20 minutes plus tard sur la piste, prêt au décollage.

 

Plutôt que de demander leur destination, le Major Wilson savait qu'il valait mieux observer la direction de la boussole et des instruments ainsi que les territoires survolés. Il savait qu'ils était au-dessus du Nevada. L'avion a finalement viré pour se poser sur le fond d'un lac asséché. Plus tard, il apprenait qu'il s'agissait du lac asséché de Papoose S4 (ndtr : lieu connu sous le nom de Papoose Dry Lake S4) au fin fond de la base aérienne et d'essai de Nellis sise dans le centre du Nevada. Même vus de près, le terrain et les montagnes ont l'air stériles et désertes. Ils ont marché sur près de 300 mètres de rochers dépourvus de végétation.. Sur l'autre versant, nichées entre de larges falaises, il y avait une énorme porte en acier sans aucun verrous et ni poignés. L'homme de la CIA à l'aspect négligé ouvrit la porte d'une façon ou d'une autre. Ils pénétrèrent dans l'installation pour dévaler un tunnel. A la fin du passage, Wilson jeta rapidement un œil autour de lui.

 

Il est encore époustouflé aujourd'hui par la taille de la structure: "Je jurerais que toute la montagne était creuse. Juste au milieu du passage, il y avait une piste de décollage et en bout de piste, il y avait d'énormes portes à propos desquelles je découvris plus tard qu'elles pouvaient s'ouvrir dans le seul but de permettre à un appareil de décoller juste à partir de la montagne. "

 

Le type de la CIA et Wilson s'avancèrent vers un ascenseur sans dire un mot. L'agent poussa sur un bouton sans marques ni identifications. Wilson ne savaient pas de combien d'étages ils descendirent parce que l'ascenseur bougeait à la vitesse de la lumière. Cela descendait si vite qu'il manqua de peu de remettre son repas. On le poussa hors de l'ascenseur dans hall puis dans un bureau afin de rencontrer le "full" Colonel en fonction. Wilson le salua et envisagea le grand et anguleux personnage qui lui faisait face. Les yeux perçants du Colonel jetaient un regard mauvais qui cadrait parfaitement avec son attitude froide et hautaine.

 

Le Colonel informa Wilson de ses devoirs aussi bien que des horaires de l'avion qui l'amenait sur place et regagnait le quartier général de la base de Nellis (ndtr : le QG est distinct et éloigné de S4 ou Aire 51) sis près de Las Vegas, la plus proche installation militaire officiellement reconnue. Le colonel lui expliqua également comment atteindre le système secret de tunnels et de navettes souterraines haute technologie qui reliaient l'installation S4 à la base de Nellis. Wilson fut également averti que tout ce qu'il avait vu était top secret et que s'il venait à respirer de travers, à dire un mot de trop à propos de ce qu'il avait vu, ce serait son dernier souffle. Wilson nota sobrement : "je l'ai cru".

 

OVNIS, extraterrestres et surprises 3D à S4

 

Le major Wilson a entamé son service à l'installation de Papoose Lake sans savoir qu'il existait 30 étages là dessous. Il a subi un endoctrinement parfait dans le travail Top Secret et connaissaient toutes les conséquences de garder les secrets les mieux préservés de la Nation. Les 6 années suivantes furent lentes et ennuyeuses, se souvient-il et mise à part ce qu'il avait vu à la base aérienne de Wright Patterson, il sentait bien qu'il évoluait dans le vide, sans buts ni directions.

 

Il était assis dans son bureau à S4, ruminant ses sombres idées lorsqu'un matin, un certain Lieutenant Colonel Bennet se présenta. Il demanda à Wilson s'il était occupé ( "comme s'il en avait quelque chose à foutre" se souvient Wilson) et ajouta : "Bon, allons-y !"

 

Wilson suivit le Lieutenant Colonel et ils dégringolèrent en fin de compte de deux étages dans les souterrains vers le niveau abritant la zone super secrète S4 des technologies OVNIS. Alors qu'ils aboutirent à une sorte de piste, Wilson comptabilisa 8 sortes différentes d'OVNIS. L'endroit était envahi de gens qui ressemblaient à des scientifiques, du moins le présuma t-il à leur apparence. Il observa Bennet qui écourta la question que son regard lui posait implicitement par un 'Oubliez Ça, voulez-vous !"